* Ár var alda,þar er Ymir bygði,vara sandr né sær né svalar unnir,iörð fannz æva né upphiminn,gap var ginnunga enn gras hvergi.
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Je n’ai aucuns souvenirs avant ceci… J’ai bien une vague idée mais…
Lorsque je me suis éveillée, il faisait nuit. Bien évidement, ce genre d’évènement à toujours lieu la nuit. Vous vous imaginez ce genre de scène tragique se passer au beau milieu d’un après midi d’été, avec des petites fleurs, des oiseaux qui chantent, de l’hydromel qui coule à flot, le bruit de la mer et une plage de sable fin ?
Bon.
Pour ma part, donc… Enfin, mon exemple était mauvais. Moi, je me suis réveillée avec le bruit de la mer… et la plage de sable fin. Et un mal au crâne digne d’une cuite au Rhum explosif. Il n’y avait pas de petites fleurs, et la faune était des plus agressives.
Première bestiole qui me surprends dans mon réveil pâteux, un énorme étalon qui pousse son museau humide contre ma joue. Je recule et dégaine immédiatement avant de tomber à la renverse sur le poids de mon arme. Première réflexion « Tiens, je suis armée… »
L’étalon me regarde, tête penchée en émettant un bref « niiihii ? »
« Qu’est ce que tu me veux ? »
Il me faut plusieurs minutes pour me rendre compte que j’ai un grand blanc au niveau de la mémoire… Je m’observe quelques instants dans mon reflet salé.
Bon… Première constatation, je suis de la race humaine, je vois bien vite que je n’ai pas les oreilles pointues (bien que, je les trouve un peu effilée.) Je note donc, « humaine ». Oui, car il va de soit que j’ai bien vite constaté que j’étais une femme. Je donne un coup dans l’eau, histoire de voir se brouiller mon reflet, et je me rassois lourdement dans le sable. C’est là que je me rends compte que mes articulations me font horriblement mal…
Je tends les bras et remarques mes jointures ensanglantées, rongées par la rouille salée de la maille, j’entreprends rapidement de me débarrasser de mes gantelets, de ma cotte, de mes bottes et de mes jambières, et constate avec stupeur les blessures laissées par la corrosion. Tout ca me fait affreusement mal, et je pose mes mains sur mes genoux ensanglantés, ... une chaleur, diffuse, et les blessures se retrouvent amoindries, comme cicatrisées (par magie, on y croit ou pas)... Je suis septique quand à ce que je viens de faire, mais ma grand mère me disait toujours "Je suis comme sainte Rita, je ne crois que ce que je vois."
Tiens, ainsi donc, j'ai une grand-mère croyante?
Je finir par panser mes blessures avec un morceau de ma chemise en lin, mais du coup, me voilà fort peu couverte… Si je dois retourner à la civilisation (si on part dans l’hypothèse que civilisation il y a encore...), il faudrait tout de même mieux que je sois, si pas vêtue à la dernière mode elfe, au moins habillée dignement.
Au fond du sac, un tabard gris sale, que je fini par enfiler, laissant sur la plage les morceaux de mon armure rouillée luire au soleil naissant… L’étalon sur mes talons, sa bride traînant sur le sol, il trottine vers moi. Je jurerais qu’il chantonne. Et j’entreprends de longer la plage à la recherche d’une ville… et si ce n’est une ville, au moins un campement, …
Voilà, plusieurs nuits que je ne dors pas, ou peu, j'ai donc décidé de mettre les moments où j'attends que le soleil se lève à profit pour écrire... un peu n'importe quoi, mais j'adore !