* Ár var alda,þar er Ymir bygði,vara sandr né sær né svalar unnir,iörð fannz æva né upphiminn,gap var ginnunga enn gras hvergi.
Vêtue d’un sari noir aux bordures dorées, d’un bikini rose sombre, d’une longue jupe noire et d’un haut pourpre, me voici prête pour une journée « à la mer… » Hé oui ce n’est pas parce qu’on va à la mer, qu’on ne doit pas avoir ma classe totale. On est bi classé Gangrel-Toréador certes, mais Toréador quand même… (bien que, quand on me vois courir avec mon filet a papillon rose après des bulles de savon, y’a de gros doutes permis sur mon clan, n’est-ce pas ?...)
Direction donc, après préparage de pique-nique (crêpes, salades de fruit et plat de riz) la réserve naturelle, jardin des oiseaux… Magnifique alliance de dunes et de bras de mer, l'endroit est toujours aussi beau et sauvage que dans mes souvenirs ... Le vent et la mer, alliés aux vols des oiseaux m’envoûtent totalement … je me laisse porter par l’air salé et les embruns…
Les cris des goélands, mes yeux se ferment et des milliers de souvenirs me reviennent …
« Nous allons nous arrêter ici, ce serait parfait … »
« Nous partons … ou tu veux passer cette dernière nuit en Normandie ?... »
« Si tu veux, reste là, je vais chercher la voiture, tu pourras encore un peu profiter de la côte sauvage… »
« Mais si tu es partie avec nous, c’est que tu as déjà pris ta décision, n’est ce pas ?... »
« En réalité tu ne l’aimes déjà plus… sinon tu n’aurais pas accepté de rejoindre K. à Paris… »
« Tu ne sembles heureuse que quand tu es dans l’eau… »
« Tu as une aura tellement rayonnante, je comprends que mes fils t’aiment bien… »
« Ainsi donc, j’ai enfin la grande Eilistrae devant moi… »
« Cette année, elle ne viendra pas… »
« Que redoutes-tu tant, pour te cacher ainsi… »
« J’aimerais rester pour toujours… »
Pour toujours…
Et puis ... Un sort, lancé comme un défi à la mer… un présent volé par la marée … De longues minutes durant je me bats contre l'océan, qu'ai-je encore à lui prouver, avec humilité, je m'offre à la terre, à la mer, au soleil, à la lune et aux étoiles ... Épuisée, mais apaisée, je rejoins la plage, tremblante, le vent me pousse vers eux...
Voilà que je regarde les paysages du retour défiler …, des gouttelettes salées perlent encore sur mon visage et je m’assoupi sur les chants de Lacuna Coil…